Famille Besner d'origine française

Curriculum militaire


1- de la Compagnie de Pierre Boucher de Boucherville

1752-1758

Depuis son arrivée en Nouvelle-France en 1752 jusqu'à 1757, nous ne savons rien des engagements militaires de Jean Bézanaire. Il était sûrement sous les ordres d'un Capitaine. Dans le contexte du fonctionnement interne des Compagnies Franches de la Marine en Nouvelle-France, il changea probablement plusieurs fois de supérieur.

Nous le trouvons aux archives pour la première fois à Montréal le 18 juillet 1757 pour passer l'acte notarié de la vente d'une terre située dans l'actuelle région de Terrebonne. Il est alors désigné comme suit: «Jean Bazanet  dit prêt à boire soldat de la Compagnie de Boucherville en garnison en cette ville...».

Il s'agit de Pierre Boucher de Boucherville (juin 1689-septembre 1767, (cf DBC vol III pages 85-86). En fin de carrière militaire, en 1748, il était en garnison à Montréal  où il fut nommé capitaine  en 1749, poste qu'il conserva jusqu'au 1 janvier 1758; après 56 ans de service dans les  Compagnies franches de la Marine, il reçut à cette occasion la croix de Saint-Louis.

Il n'est pas invraisemblable que l'ancêtre des Besner canadiens d'origine française ait alors été sous ses ordres depuis 1752 ... Lorsqu'il y avait un danger ou une urgence quelque part dans la vaste colonie, les Capitaines «prêtaient» leurs hommes, au moins temporairemet, à d'autres officiers. S'il est vrai que l'ancêtre des Besner canadiens a réellement gagné sa solde sous les ordres d'hommes du type de ceux que nous énumérons ici, il y a de grandes chances qu'il ait parcouru les mêmes interminables voyages à travers « l'Empire français d'Amérique », et connu les mêmes dangers. Ces troupes dites canadiennes avaient appris beaucoup des amérindiens parmi lesquels elles vivaient et combattaient. En toute saison, même l'hiver, ses soldats se déplaçaient rapidement, souvent sur de grandes distances, la plupart du temps en canot sur les lacs et rivières avant qu'ils ne glacent, et à pied autrement ; ils savaient aussi survivre dans la nature quand ils étaient livrées à eux-mêmes.


2- de la Compagnie de Pierre Daneau De Muy

de janvier à mai 1758

Puis, il fit partie de la Companie de Monsieur Daneau de Muy. Ce qui nous permet d'affirmer cela, c'est le fait que Monsieur Le Borgne succède à ce dernier lorsqu'il meurt à Détroit le 18 mai 1758, moins de deux ans avant le mariage de l'ancêtre des Besner canadiens.

Il est intéressant de suivre la carrière de cet officier, puisque l'ancêtre des Besner canadiens, de 1752 à 1758, marcha probablement sous ses ordres ou sous ceux d'un officier ayant le même profil.

Jacques-Pierre Daneau de Muy, est né à Boucherville en octobre 1695, fils de Nicolas Daneau de Muy et de Marguerite Boucher. Il épousa Louise-Geneviève Ruette d'Auteuil à Montréal en janvier 1725. Il se consacra à la vie militaire, mais la longue période de paix que connut l'Amérique du Nord de 1713 à 1744 signifia pour lui et ses confrères professionnels une montée désespérément lente dans les rangs des officiers. Il n'est promu capitaine qu'en 1748. Il est appointé commandant du Fort Chambly de 1752 à 1754. Au cours de cette dernière année, on lui concède une seigneurie sur la rive est du lac Champlain, ce qui n'en faisait pas le seul seigneur en même temps officier militaire.

Il était tout de même impatient de retourner dans «l'ouest», comme on appelait alors tous les territoires français situés autour des Grands Lacs, la vallée de l'Ohio et le pays des Illinois. Il ne fut exaucé qu'en mai 1754 ,alors qu'il fut promu au commandement de Fort Pontchartrain à Détroit en remplacement de Céloron de Blainville. Pour ses grandes qualités et sa loyauté, il avait été décoré de la croix de Saint-Louis le 1er avril de la même année.

Un ordre de bataille, établi au Fort St-Frédéric (Crown Point, N.Y.) en 1755, nous apprend que la compagnie de Monsieur de Muy appartenait alors à la deuxième brigade de Monsieur Louis Liénard Villemonde de Beaujeu, le père du héros de la Monongaëla.

Daneau de Muy exerca son métier de militaire à la façon canadienne, façon que Montcalm réprouva tellement; une «petite guerre» estimaient les officiers qui arrivaient d'Europe. Une guerre de frontières, faite de nombreux coups de main qui n'avaient rien à voir avec la théorie traditionnelle de l'art militaire. Une guerre menée de concert avec des alliés amérindiens de qui on empruntait les méthodes parfois cruelles et qu'on encourageait presque à les commettre: le scalp, par exemple. Une guerre où les uniformes étaient mis de côté. Une guerre, enfin, que les historiens américains désignent comme «the French-Indian War», alors que les européens la nomment «la Guerre de Sept-Ans».

Les miliciens étaient des habitants qu'on obligeait à défendre le pays

Tout au long de frontières à défendre, des "fortifications" étaient construites

Le Fort Chambly est un endroit que l'ancêtre des Besner canadiens a probablement fréquenté; il y a peut-être séjourné quelque temps
3- de la Compagnie de Paul Le Borgne

1758-1760

L'acte de mariage de l'ancêtre des Besner canadiens nous informe que le soldat Jean Bézanaire faisait partie, à ce moment-là, de la Compagnie de Monsieur Le Borgne. Il y eut deux militaires de ce nom sous le régime français.

Il y eut le Chevalier Le Borgne, arrivé au Canada avec les armées de Montcalm et décédé en France en 1767. Né en France en 1717, arrivé au Canada en 1744 et mort en France en 1789. Tout indique que l'ancêtre Besner ne servit pas sous celui-là.

Puis, il y eut Paul Le Borgne, un militaire de carrière, promu enseigne en second en 1753, puis enseigne en titre en 1757. Il devint lieutenant en 1758 et capitaine en 1760 dans les Compagnies Franches de la Marine au Canada.

On l'a décrit comme homme de beaucoup de mérite, intelligent et capable de tout ce qu'on voulait bien lui confier, exact et d'une probité remarquable. Le 8 juillet 1755, il eut un bras cassé lors de l'engagement qui se solda par la défaite des armées anglaises du général Edward Braddock au Fort Duquesne (Pittsburgh, Pennsylvanie., où il était lieutenant de la compagnie du capitaine Daniel-Hyacinthe Liénard de Beaujeu qui y perdit la vie. Cette célèbre victoire canadienne, dite de «la Monongaëla», (« La Malengueulée »  disaient les Français) fut gagnée par une centaine de soldats des Compagnies Franches de la Marine qui ont lutté aux côtés de 150 miliciens canadiens et de 600 amérindiens alliés et ils ont anéanti une armée d'environ 1,500 hommes.

Le Nouveau Monde

La Nouvelle-France se trouvait sur des territoires aujourd'hui partagés entre le Canada et les États-Unis; au moment de la Guerre franco-indienne (1750-1760) les territoires ici en blanc se réclamaient de la France

 

On retrouve Paul Le Borgne parmi les officiers qui dirigent le "Régiment de La Marine", ce contingent de 500 soldats des Compagnies Franches de la Marine que le gouverneur général, le Marquis de Vaudreuil, décida d'adjoindre aux troupes régulières du Marquis de Montcalm, en juillet 1757, pour mieux faire face aux difficultés militaires grandissantes.

Le Fort Duquesne, en haut à gauche, a précédé le Fort Pitt à Pittsburgh

En 1758, il remplace le capitaine Daneau De Muy, mort au combat à Détroit. Une dernière mention de monsieur Le Borgne au Canada le cite, en février 1760, au camp d'hiver de la Pointe-aux-Trembles (Neuville dans Portneuf) avec les armées du Maréchal de Lévis qui s'y étaient retranchées après la défaite des Plaines d'Abraham en septembre 1759.

Concernant la Guerre Franco-Indienne dite de Sept Ans

http://web.syr.edu/~laroux/index.html

http://www.cmhg.gc.ca/flash/default-fr.asp?t=

http://www.cmhg.gc.ca/cmh/fr/page_64.asp

 

Les places fortes sous le Régime français

- Fort Niagara

http://www.oldfortniagara.org/

 

- Carillon devenu Ticonderoga

http://www.fort-ticonderoga.org/

 

l'ancêtre des Besner canadiens a certainement dû affronter plusieurs fois les dangereux rapides du Coteau...

...tout comme il dut bivouaquer sur cette pointe de Coteau-du-Lac, lieu de séjour des amérindiens et portage obligé des voyageurs

Voir le site de la Société d'histoire de Coteau-du-Lac

http://www.rocler.qc.ca/hbesner/000.accueil.html