Famille Besner d'origine française

Le surnom de «prêt à boire», un souvenir de sa vie militaire

 Dans son acte de mariage, le 18 février 1760, il est déjà mentionné que l'ancêtre des Besner canadiens portait le surnom de ¨Prêt à boire¨. Certains historiens prétendent que dans les troupes on distribuait les surnoms un peu au hasard, simplement pour identifier plus rapidement les soldats, ceux-ci étant issus de différentes régions et parlant des patois différents. Au fil des listes de noms des soldats de l'armée de Montcalm, on retrace au moins vingt autres fois ce surnom de «Prêt à boire».

Une première interprétation relève du fait qu'on attribuât à l'individu un sobriquet ou taquinerie révélant un trait de son caractère ou une de ses manières d'agir ( décrivant soit une qualité, soit un défaut, soit une caractéristique physique ou morale. Certains surnoms sont devenus des noms propres canadiens: Vadeboncoeur, Ladouceur, Lavigueur, Lavertu, Vaillant, etc.). Si tel est le cas, l'ancêtre des Besner canadiens ne devait jamais se faire prier pour prendre un «petit coup». Cela confirme donc la réputation que les militaires en ces années-là avaient d'être portés sur la dive bouteille...

Une autre interprétation de ce surnom voudrait qu'on signifiait par là qu'il ne savait pas nager, et donc qu'il était prêt à boire... de l'eau s'il lui arrivait un accident en naviguant.

Une dernière interprétation est tirée d'un vieux dictionnaire français; on disait d'un vin parvenu à maturité, bien vieilli, qu'il était «prêt à boire».  Or, notre ancêtre est devenu soldat à l'âge de 22 ans ... âge plus élevé que celui de la moyenne de ceux qui s'enrôlaient alors; peut-être avait-il aussi une maturité supérieure à celle de ses compagnons ? - Cette dernière interprétation est nettement plus positive que les deux autres et mériterait qu'on la retienne comme la plus probable.

Louis XV, roi de France en 1750; l'ancêtre des Besner d'origine française fut militaire sous son drapeau.

La Tour de la Lanterne à La Rochelle, point de ralliement pour les troupes en partance pour le Nouveau Monde

Le blazon royal de Louis XVI, une sculpture de Pierre-Noël Levasseur datant de 1727 (Musée du Québec)

Un groupe d'amateurs fait revivre l'époque des Compagnies Franches de la Marine
Les deux photos précédentes "Parcs Canada/Jean Audet"

Après la cession du Canada à l'Angleterre, un protocole franco-anglais signé en novembre 1760, stipulait que les Français restant dans la colonie ne pourraient être forcés de porter les armes contre la France et qu'ils continueraient à être gouvernés suivant la coutume de Paris sans être assujettis à d'autres impôts. De nombreux soldats ont préféré rester dans la colonie plutôt que de rentrer en France. Jean Bezanaire était de ceux-là; et sonsurnom militaire lui resta.