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C'est deux ans après son mariage qu'on découvre que Jean Bézanaire se fait concéder une terre dans la seigneurie de Vaudreuil, plus précisément en date du 5 novembre 1762. André Grasset de St-Sauveur agit comme procureur du gouverneur, le Marquis de Vaudreuil, alors que Louis Saint-Ange Charly agit comme procureur de Rigaud de Vaudreuil, frère du précédent. La Seigneurie de Vaudreuil, concédée en 1702, est située à l'ouest de l'île de Montréal au Québec. Cependant, comme l'acte passé devant le notaire Simonnet mentionne que le Marquis de Vaudreuil est «gouverneur», nous sommes probablement en présence d'une officialisation après le fait d'un acte passé déjà sous le Régime français; la conquête a sans doute bousculé les coutumes juridiques, et il fallut un certain temps pour rétablir un état de droit. Cette terre est située dans la seigneurie de Vaudreuil, dans l'Anse de Vaudreuil, et aurait été le no 11 selon les anciens papiers terriers de la seigneurie.
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Lors d'un recensement ordonné par le nouveau gouvernement en 1765, on attribue à l'ancêtre des Besner canadiens le nom de «Jos.Bézener» et on décrit sa situation sociale. Il a une maison, une femme, deux filles en bas âge; sa terre couvre 60 arpents, comme toutes celles de ses voisins, mais il n'y a que 8 arpents d'ensemencés, le reste étant probablement non encore défriché; comme bestiaux, une seule vache, une tauraille, un mouton et trois cochons, pas de boeuf ni cheval comme ses voisins en ont. Voilà de bien modestes origines!
On apprend pour la première fois officiellement, en 1765, lors du baptême d'un de ses enfants, consigné aux registres de Sainte-Anne, qu'il était cultivateur, de Quinchien. Par cette désignation de « Quinchien », nom d'un cours d'eau qui irrigue la région, on désignait alors tout le territoire occupé aujourd'hui par la municipalité de Vaudreuil-Dorion. Cette occupation de «cultivateur » est confirmée dans un acte de donation passé le 23 décembre 1791 et dans son acte d'inhumation. L'ancêtre des Besner canadiens fut donc cultivateur le reste de sa vie.
Les minutes du Notaire Gabrion de Soulanges révèlent que, le 27 novembre 1768, «Jean-Baptiste Bezenaire» achète la terre no 29 à la 3ième Concession (au nord du rang) , dans la «petite côte» de Vaudreuil. Il occupait probablement déjà la terre portant le même numéro 29, mais sise au sud du rang. Il enrichissait le patrimoine familial. Athanase, un de ses arrière-petits-fils, passa sa vie sur le lot 29 nord, et un autre, Félix, sur le lot 29 sud, sur une partie duquel est bâti, de nos jours un quartier de la ville de Dorion connu comme le «Dorion Gardens».
La tradition veut que cette terre soit située dans «la Petite-Côte», alors nommée «Côte des Français», parce que plusieurs des concessions qui y furent faites par le seigneur, le marquis de Vaudreuil, Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnal, alors gouverneur général de la Nouvelle-France, le furent en faveur de soldats français démobilisés au cours des déboires accompagnant la perte de la colonie. Les premières concessions dans cette seigneurie se situaient perpendiculairement à la rivière des Outaouais et d'un chemin, encore nommé Quinchien puis rue St-Charles. Quand on ouvrit la «Petite Côte», c'était, dans les plans de l'arpenteur, un «rang double», c'est à dire comportant des concessions de terre de part et d'autre d'un chemin, la deuxième concession en étant située au sud de ce rang, la troisième au nord.
Ces terres ancestrales se trouvent sur l'actuelle route 342, nommée route Harwood dans l'actuelle ville de Vaudreuil-Dorion, non loin de l'autoroute 20. Mais celle dont nous avons le plus de détails est celle de la 3ème concession ou côté nord. À cet endroit, le motel Hill Top se trouve sur le sommet de la côte et voisine une maison ordinaire, entourée de gros arbres, qu'on rejoint par un chemin de pierraille qui grimpe la colline en diagonale. Depuis 1996, une halte routière est construite près de cette maison.
Au milieu des année 1960, l'auteur est entré en contact avec un descendant d'Athanase-IV Besner, fils de Michel-III, qui occupait une parcelle de la terre ancestrale. Il lui a confirmé que son voisin vivait sur le site d'une demeure ancestrale. C'était un belge qui occupait les lieux à ce moment-là, et il lui a confirmé, à son tour, que sa chaîne de titres de propriété remontait à Jean Bazanaire. C'est de lui que l'auteur a appris que la maison qu'il occupait, datant des années 1950, était édifiée sur des vieilles fondations de pierre de 5 pieds de large, probablement celles de l'antique maison bâtie par Jacques-II. De ce site, le coup d'oeil sur Dorion, Vaudreuil et la rivière Outaouais est exceptionnel. L'auteur y est retourné avec un cousin Dubeau en septembre 1994: ils n'ont pu aller bien loin, car il y avait là un comité d'accueil composé de gros méchants chiens et de gens venus au devant eux pour leur signifier qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Ils y ont appris que le propriétaire était le même que celui du Motel adjacent. À leurs questions, les jeunes occupants ont confirmé qu'en effet le sous-sol de leur maison reposait sur un très large mur de pierres
Samedi le 24 janvier 1997, l'auteur a rencontré Richard Besner, un jeune « pot-à-boire » intéressé à ses origines; il a en sa possession un film de la maison d'origine dont il est ci-devant question avant qu'elle ne soit démolie. Il tient ce «super-8» de son grand'oncle Armand Besner, un pharmacien, et daterait de 1943. Ces images nous font voir une maison canadienne de pièces sur pièces, avec une cheminée décentrée à l'intérieur de la façade ouest. Convertir en images fixes quelques extraits de ce film en photographies-couleur a représenté un défi et n'a pas donné des résultats spectaculaires.
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Il y a un Musée doublé d'un centre de recherche à Vaudreuil.
http://www.mrvs.qc.ca/index.html